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On est sûr, ou presque, qu’à cette question, le Président Jovenel Moise peut répondre « moi » automatiquement. Mais qui d’autre cet automatisme habite ici et au pouvoir ? la caravane, est-elle un programme d’Etat, un projet de gouvernement, une initiative de la présidence ou une idée qui se cherche ? quels sont ses paramétrages?

On questionne pour comprendre, non pas pour polémiquer. Questionner n’est pas critiqué. Ça peut être l’étape suivante. En l’attendant cette étape, on questionne parce qu’on est en face d’un incompris qui mérite et nécessite les vertus du questionnement.

Qui comprend la caravane ? Dans son contexte, que veut dire le mot changement ? Qui peut prendre le risque de répondre à la place du président sans se noyer, comme lui, dans des verbes et des clichés ?

Dans quel tiroir peut-on trouver l’étude qui a accouché la caravane ? comment l’aimer ou la haïr sans connaissance de ses indicateurs ? son évaluation, sera-t-elle faite sur la base d’un regard ou d’un sentiment ?

Certains disent, à tort ou à raison, que ceux qui questionnent la caravane n’auraient pas lu son document de projet s’il y en avait un en circulation. Peu importe. L’administration de l’Etat c’est son protocole et surtout ses tracées pour la reddition de compte. Un document, l’Etat doit toujours en avoir. Si les intentions de la caravane ne sont pas classées « Secret Défense », pourquoi cacher la littérature qui faciliterait ou embourrait d’avantage sa compréhension ? 

Le moment venu, qui fera à la nation le rapport des fonds mobilisés dans le cadre des activités de cette caravane ? Quel intelligent a eu l’intelligence de situer, le volet grand Sud, de la caravane dans un contexte d’Etat d’Urgence, 9 mois après le cyclone Mathieu mais surtout 5 mois après le carnaval ?

Avant qu’on fasse un dernier aboiement, dites, comprenez-vous la caravane ?