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 Par Jean Venel CASSEUS, Spécialiste en Défense et Sécurité

 

Aujourd’hui c’est une circulaire strictement interne et stratégique de la Police Nationale concernant des paiements de certains agents que le citoyen lambda a à portée de main. Hier c’était une demande de décaissement de 100 millions de gourdes du Ministre de l’Intérieur à son collègue des Finances qui gavait les pavés, alors que cette somme devait répondre à un besoin urgent de renforcement des systèmes de sécurité autour du Président de la République.

Quand ce n’est pas un parlementaire qui s’informe dans une séance publique sur des dossiers profondément « secret d’Etat », c’est une lettre de la Primature rendue public qui signale que tous les ministres du gouvernement seront en hélicoptère (à une date bien précise) ou un service de renseignement (BRID-O) qui s’expose à ciel ouvert.  

Ces 3 dernières années, les fuites et/ou les maladresses de confidentialité, on en enregistre beaucoup dans l’administration publique. Sans aucun doute, ceci représente pour l’heure l’un des plus grands dangers pour notre sécurité nationale. le banaliser c'est se suicider puisqu'il faut toujours garder à l’esprit que, depuis la chute du mur de Berlin, l’information est l’arme la plus cruelle. Pour comprendre la dimension de cette cruauté, je vous recommande vivement l’ouvrage « Guerre hors limite » de Qiao Liang et Co, publié en 1999.

Revenons à notre actualité! En filigrane, la dernière fuite ou maladresse de la PNH, circulaire datée du 18 septembre 2017, nous indique qu’actuellement les policiers ne sont pas motivés ou, pour le moins, sont en mode désintéressement, faute d’un retard relatif aux primes de risque. Pourtant, des manifestations aux senteurs multiples de l’opposition sont programmées pour cette semaine.

Voici un simplement signalement pour comprendre l'enjeu de ce manquement. Un homme armé démotivé peut adopter deux comportements face à une situation, selon des psychologues : la passivité poltronne ou l’excessivité dangereuse. Si 3ème il y en a, c’est le Bon Dieu bon. Que le Bon Dieu soit toujours bon, Mon Dieu ! Spécialement pour les 3 manifestations des 20, 21 et 22.

Grâce à nos laisser-aller, nous vivons banalement de grands dangers non seulement de sécurité nationale mais aussi de sécurité publique et plus spécialement de sécurité citoyenne. Par devant cette situation,  je pense que s’il faut voir l’administration publique autrement dans le contexte actuel de la globalisation et de l’instantanéité de diffusion à grande échelle, ça doit être, avant tout et par-dessus tout, à l’angle de la sécurisation des données et des informations à la fois dans les espaces physiques et cybernétiques ansi que des les transmissions. N’oublions jamais, si pour les besoins de la démocratie, l’Etat doit avoir un dehors prêt à toucher, pour sa propre survie, il lui faut obligatoirement un dedans bien bunkerisé.