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J’ai encore l’audace de penser que nous devrons parvenir à provoquer une mutation dans les paradigmes culturels et socio-économiques en Haïti. Parce que le tissu social, la culture comme l’économie partout et en tout sont voués à leur propre mutation. Si la langue fait partie de notre culture comme création intellectuelle d’appartenance commune, il est sensé de croire que le créole est le bien culturel le plus précieux du pays. Et si les transactions sociales et économiques ne sont que des produits de la pensée collective et des opérations de la langue, le créole est donc un outil incontournable. Il est un dénominateur commun, son réfèrent à lui-même. Pourtant, il est malencontreusement difficile de proprement fonctionner dans la langue la plus commune. Notre réalité est bien complexe même en créole. A ce point, il faut se pencher sur la nécessite de provoquer une mutation dans notre culture afin que le créole puisse server à ses fins.

Sémantique de cote, une langue est ou outil standard d’expression et de communication. Les éléments d’une langue devraient, à eux seuls, être suffisants pour se faire comprendre, expliquer et discuter les concepts les plus complexes. On a enregistré au cours des ans une imposition d’autres langues dans le quotidien Haïtien – telle une révérence d’éléments qui savent bien protéger nos disparités. Bien de choses ont clairement changé, y compris une déposition du créole dans les sphères élevées d’opération. Que le créole dans sa poche, on est bien limité dans le pays. Au point où l’on ne se fait comprendre ou entendre que par des mouvements violents et des imbroglios publics.

Appelons un chat par son nom. Notre société est confortablement asservie dans des transactions dépourvues du “créole”, - qui généralement apparaissent plus alléchantes. Il y a un démarquage de la langue au point d’une incapacité d’expliquer les actions les plus simples en créole. Il y a dans les feux conservateurs des couloirs dominant la société une maitrise la science de détruire les tentatives de promotion de la langue. Il y a une intelligible perception de valeur en cette langue que dans l’autre, en telle langue ou telle langue. Cette déstabilisation et désindividuation n’est autre qu’un déficit humain et culturel.

Point trop n’en faut, le déboulement social confédéré des disparités et des frontières entre les langues devrait constituer une urgence. On devait accorder autant d’importance à ramener les discours autour de la langue sur un fond commun d’inclusion sociale, à planche égale de développement humain, ou en faire une priorité de politique publique. Les affaires quotidiennes seraient mieux définies par une capacité de pouvoir se ramener au lieu commun de la langue.

Toute considération par laquelle le créole serait à la base du développement du pays ferait l’affaire de tout le monde. La langue peut-être aussi bien le leitmotiv d’une percée économique. L’eau, le soleil, la terre, et les hommes serviront à rien si le créole, par quoi on se rejoint pour transformer les ressources, demeure un malaise socio-culturel. Si cela nous tente de rêver, expérimentons une semaine en créole en Haïti pendant laquelle toutes les transactions se feraient en créole. Sinon, apprêtons-nous à une débâcle de nos relations humaines dans ce Babel moderne.

Sig Melvin