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Maitre Windelle COQ, Vice-Présidente du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, dans une lettre datée du 12 septembre 2017, s’adresse directement au Chef de l’Etat, Jovenel Moise, au nom de son institution. Le long des lignes, elle lui conseille de ne pas publier la loi de finances 2017-2018 dans le journal officiel, Le Moniteur.

En vertu de l’article 144 de la constitution en vigueur, le président peut faire valoir son objection concernant la version du budget voté au parlement, signale Le 2ème personnage du Pouvoir Judiciaire au 1er du Pouvoir Exécutif, tout en lui rappelant qu'il est le garant de la paix sociale et de la bonne marche des institutions de l'Etat.

Dans sa correspondance, Madame COQ ne cache pas sa déception et sa consternation concernant le traitement réservé à son pouvoir dans la nouvelle loi de finances. Selon elle, pour le bien du pays, les revendications des juges devaient être pris en compte promptement dans ce document.

Il est à signaler cependant qu’entre les revendications des équipes de Windelle COQ et celles des bandes de manifestants en colère, il existe un monde de différence, malgré qu'elles ciblent le même document. Si les premières rechignent pour leur part du gâteau jugée extrêmement trop petite de ce dernier, les secondes anticipent que l’articulation de ses taxes va les enfoncer davantage dans l’abime de la misère.

De part et d’autre, l’administration Moise-Lafontant a du pain sur la planche.