user_mobilelogo

LANGUAGE:

visithaitiad

Budget.jpg

Sur le clavier des revendications contre le budget, le président Jovenel Moise a déjà touché 3 notes importantes pour adoucir l’ambiance : les juges, les maires et les petites bourses.

Certes il n’y a pas de budget rectificatif en vue pour le moment, mais le Palais National est en train de consentir des efforts considérables pour répondre à certaines des revendications contre la nouvelle loi de finances, a confié à Haitiz-News un proche de la présidence requérant l’anonymat.

Après avoir eu de fructueuses discussions avec le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) et les maires de la République, le Chef de l’Etat entreprend l’initiative de modifier l’article 149 du décret du 29 septembre 2005 relatif à l’impôt sur le revenu, a fait remarquer notre contact.

Ce dernier pas du président, nous explique un cadre de la Direction Général des Impôts (DGI), est très important au regard de l’augmentation récente du salaire minimum. Car, depuis cette décision, un nombre important d’ouvriers dépasse la barre des 60 mille gourdes par an et deviennent donc passibles d’impôt. En rehaussant le plafond à 120 mille gourdes, ce problème sera résolu. Ce qui revient à dire, si la modification fiscale passe au parlement, il faudra gagner plus de 10 mille gourdes par mois pour être redevable d’impôt sur le revenu à la DGI.    

Il était 1hre du matin ce jeudi, quand le Chef de l’Etat, son équipe et des cadres de l’administration publique avaient fini de travailler au Palais National sur ce dossier de modification fiscale, apprend-on. Ce week-end, la chambre des députés sera convoquée à l’extraordinaire pour qu’au 1er octobre cette démarche soit bouclée, selon le secrétaire général du conseil des ministres, Rénald Lubérice.

Directement ou indirectement, comprend-on, le projet de modification fiscale est lié à la loi de finances 2017-2018 puisqu’cette dernière fait désormais de la déclaration définitive d’impôt sur le revenu un exercice pratiquement obligatoire pour chaque citoyen.

Du côté de la présidence, on essaie de clarifier certaines incompréhensions concernant le budget et prend des engagements face à certains secteurs. Mais dans le camp des opposants purement politique, il s’affirme de plus en plus que le problème du budget n’a été qu’un point d’entrée en matière.

En début de semaine, l’ancien sénateur Desras Simon Dieuseul, membre de la coalition de l’opposition, a affirmé que désormais il ne réclame que le départ du président. Pour sa part, le leader de Pitit Dessalines, Moise Jean Charles, affirme vouloir « bloquer le pays ». Le sénateur Anthonio Cheramy, quant à lui, a été ce jeudi à la tête de la première d’une série de 3 manifestations consécutives annoncées portant un discours de plus en plus sévère contre l’équipe au pouvoir.