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Ce lundi 02 octobre, la loi de finances 2017-2018 est officiellement entrée en vigueur mais dépourvue de certains éléments de sainteté. Car, depuis sa publication dans Le Moniteur, l’Exécutif ne cesse de l’exposer à des gymnastiques et des pénétrations forcées pour calmer les mécontentements de certains secteurs à son égard.

 

Le tout dernier forcing date de ce week-end. Dans un mémorandum à la Direction Général des impôts (DGI), le ministre de l’économie et des finances, Patrick Salomon, met en veilleuse l’article 8 de la ladite loi qui est ainsi articulé : « l’article 279 du décret du 4 avril 1979 sur l’immatriculation et la circulation des véhicules complété par celui du 1er juin 2005 relatif au tarif des contraventions est ainsi modifié pour les infractions suivantes :

  • Article 23 - Circuler sans la vignette de validation annuelle : 2,000.00 gdes
  • Article 34 - Circuler sans plaques d’immatriculation : 12,000.00 gdes
  • Article 40 b - Circuler avec un permis expiré de plus d'un mois : 2,000.00 gdes ».

 

48hres au paravent, suite à une grande manifestation des ouvriers à Ouanaminthe, dans le Nord-Est, l’Exécutif avait déjà pris la décision d’exempter d’impôt sur le revenu tous les salariés gagnant au maximum 10 mille gourdes le mois. Ce qui, de l’avis de certains fiscalistes, va affecter dans le mauvais sens, de près comme de loin, les prévisions de recettes de l'Etat sur l’année.    

Du train que vont les choses, tout ne va pas s’arrêter là, semble-t-il. Le gouvernement a le pouvoir judiciaire et les maires de la République à satisfaire formellement. Par quels gymnastiques ou types pénétrations ? Qui vivra, saura.