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L’idée d’évincer Jovenel Moise expressément de la plus haute magistrature a animé presque tous ses opposants dès son entrée en fonction.

Ce 7 février, un an après, s’il se réveille encore avec son costume de Président de la République c’est la faute à son cran devant, principalement, les remous du budget 17-18 et des grèves des employés du textile. Il n’y doit rien à personne sinon qu’à son équipe.

Pour l’an 1 de son mandat, Jovenel Moise n’a pas eu un chèque blanc. S’il craint jusqu’ici de toucher au fond Petro Caribe c’est parce que ce fond reste et demeure la patate chaude que l'opposition dépose entre les mains de ses plus proches collaborateurs qui ont servi l’administration de Michel Martelly.

Son inculpation dans le dossier appelé « affaire UCREF » est un de ses passifs que l’opposition fredonne à grandes gorges matins et soirs. Ça ne saurait ne pas l’embêter. De fait, ça l’embête. Pour preuve, il a utilisé toutes les armes à sa disposition pour expulser l’instigateur de ce scandale, Sonel Jean Francois, à la tête de l’Unité Central de Renseignement Financiers (UCREF).

Jovenel Moise en un an c’est plus de promesses que de réalisations, c’est plus de chimères que de réalismes dont l’électrification 24/24 de toute Haïti dans moins de deux ans. Impossible n'est pas Jovenel, affichent ses verbes.

Jovenel c’est aussi une caravane dite changement qui prend ses lignes et qui s’affirme petit à petit. Démarrée dans l’Artibonite et le grand Sud, le président repend aujourd’hui sa caravane sur tout le territoire. Face à cette machine portée par une percutante propagande, l’opposition est depuis quelques temps à bout de souffle. Moise Jean Charles, son principal leader, est visiblement affaibli par une maladie. Sa voix va décrescendo ainsi que son aura.

Au-delà de tous les coups de Jovenel à l’opposition pour tenir bon jusqu’ici, il y en a un qui sort du lot et qui peut lui faire espérer un douze prochains mois calma-calma : l’effectivité de la loi sur le financement des partis politiques.

Venant de la paysannerie, Jovenel sait comme nos vieux « lajan fè chen danse ». Bon coup!