user_mobilelogo

haitizmusiqueadsmallTIFAN.jpg

LANGUAGE:

visithaitiad

kes.jpg

Macky Kessa, maire de Jacmel

« Savez-vous que vous vous adressez à un élu », tel a été l’accueil qu’a offert Macky Kessa, maire de Jacmel, au Premier ministre, Jack Guy Lafontant, à l’autre bout du fil. Cet appel fait à partir du téléphone portable du ministre de la Culture et de la Communication, Limond Toussaint, avait pour but d’imposer à Monsieur Kessa la présence de Sweet-Micky au défilé carnavalesque de la métropole du Sud-Est.

Jack Lafontant et son équipe ne digéraient pas l’éviction de Sweet-Micky. « Le Premier ministre m’a clairement informé qu’il n’y aura pas de support sans Sweet-Micky au carnaval de Jacmel », martèle monsieur Kessa.

Chose dite, chose faite, semble-t-il, car suite à son refus d’accepter Sweet-Micky pour cause d’immoralité, le maire explique que le chèque de 7 millions de gourdes que le gouvernement avait délivré à sa mairie et que cette dernière avait déposé à la BNC est retourné pour numéro incorrect. Ce chèque scellé des sceaux de la municipalité est retourné non à la mairie, précise-il. Macky Kessa dit attendre des explications de la BNC en ce sens.

cheque.jpeg

Parallèlement, Monsieur Kessa signale avoir été informé par des voix autorisées que le Ministère de la Culture est prêt à payer les dettes de la mairie concernant le carnaval à hauteur de 7 millions de gourdes sur présentation du rapport d’un premier décaissement de 3 millions qui a été fait. Un brut changement dans le protocole préétabli, regrette le maire.            

Contre des comportements obscènes de l’ancien président Michel Martelly en public, dont celui du 06 janvier dernier, les mairies de Jacmel et des Gonaïves avaient banni son groupe Sweet Micky dans leurs défilés carnavalesques le week-end dernier.